Qu’est-ce que le Guide alimentaire canadien proposé: Pourquoi de grandes mesures sont-elles prises?

En tant que nutritionniste holistique, je ne crois pas aux guides alimentaires, aux pyramides ou aux assiettes. Tout le monde est différent, et le régime alimentaire d’une personne devrait refléter cela. Cela dit, le Guide alimentaire canadien est en cours de révision et je pense qu’il vaut la peine d’en parler.

Le Guide alimentaire canadien et même l’USDA MyPlate ont eu leur part de critiques. Après tout, il y a eu trop d’influence de la part de l’industrie alimentaire, des lobbyistes et de la politique, et pas assez d’insistance sur des données nutritionnelles à jour. Et, il est temps que les choses changent.

Un nouveau Guide alimentaire canadien sera publié en 2018. Il s’agira de la première mise à jour depuis 2007. En juin, Santé Canada a publié une ébauche du nouveau guide alimentaire intitulé «Principes directeurs». Ce sont de grandes lignes directrices qui aideront à façonner plus des conseils spécifiques une fois le projet final publié.

Regardons ces principes directeurs et analysons ce que signifie réellement ce conseil.

Principe directeur 1

La Fondation de la saine alimentation est une variété d’aliments et de boissons nutritifs

  • Consommation régulière d’eau
  • Consommation régulière de fruits, de légumes, de grains entiers et d’aliments riches en protéines, en particulier les sources de protéines végétales
  • Inclusion d’aliments gras insaturés plutôt que d’aliments gras saturés

Qu’est-ce que ça veut dire?

Pour aider à respecter ces recommandations, Santé Canada suggère d’orienter davantage les aliments à base de plantes sans exclure complètement les aliments pour animaux. Ils recommandent de manger plus d’aliments riches en fibres et moins de viande rouge, y compris le porc, le bœuf, la chèvre et l’agneau. Ils croient également que les aliments contenant principalement des graisses saturées comme le fromage à forte teneur en gras, la crème et le beurre devraient être remplacés par des aliments gras non saturés comme les avocats, les graines et les noix.

Il y a aussi la recommandation de légumes et de fruits en conserve, frais et congelés, de tofu, de poisson ou de légumineuses en conserve, de lait nature et de laits enrichis à base de plantes. Ils recommandent également les aliments et les boissons qui sont préemballés pour plus de commodité, y compris les salades prélavées et les fruits prédécoupés.

En outre, ils recommandent également que les aliments sont mieux obtenus par le jardinage, le piégeage, la chasse, la récolte et la pêche. L’eau pure est également suggéré pour réduire l’apport en sucre.

Key Takeaway: Consommer plus d’aliments à base de plantes

J’aime la façon dont une approche plus axée sur les plantes est considérée ici. Cet accent sur un régime plus basé sur les plantes est attendu depuis longtemps. Cependant, il est important de différencier ce qu’est un régime à base de plantes et devrait être considéré.

Bien que la viande nourrie à l’herbe et sans produits chimiques fasse partie de mon alimentation, je considère mon alimentation comme très végétale avec beaucoup d’aliments entiers, y compris les légumes, fruits, noix, graines et graisses saines comme la noix de coco ou l’huile d’olive. Il est grand temps que Santé Canada reconnaisse que la consommation régulière d’aliments à base de plantes anti-inflammatoires est importante, tout en mettant l’accent sur la consommation régulière d’eau. Lorsqu’elle est pratiquée, la consommation régulière d’eau et d’aliments à base de plantes constitue une base solide pour la santé.

La recherche soutient un régime à base de plantes depuis des années. Par exemple, une étude publiée dans The Proceedings of the Nutrition Society en 2006 a montré qu’en général, les régimes végétariens et végétariens fournissent une quantité relativement élevée de glucides complexes, de fibres, de minéraux et de vitamines. Alors que ces régimes peuvent être en bonne santé, il faut souvent un peu de planification pour obtenir suffisamment de protéines, de vitamine B12 et d’acides gras oméga-3.

La recherche publiée dans Nutrients en 2014 montre également que les régimes végétaux offrent une protection contre l’obésité, l’hypertension, le diabète de type 2, les maladies coronariennes, la mortalité cardiovasculaire, les facteurs de risque du syndrome métabolique et certains cancers.

Différentes variantes de régimes à base de plantes ont inclus le régime végétalien, régime végétarien, régime alimentaire cru, régime macrobiotique, et le régime méditerranéen. Mais tous les régimes végétariens ne sont pas végétaliens ou végétariens.

Ce qui est important, cependant, c’est la qualité des aliments pour animaux dans l’alimentation. Les viandes doivent être nourries à l’herbe, exemptes d’antibiotiques et de stéroïdes et élevées au pâturage, tandis que les fruits de mer doivent être sauvages et exempts de produits chimiques. Un régime Paleo se concentre sur ces aliments pour animaux tout en étant principalement à base de plantes et en évitant les aliments transformés.

Principe directeur 2

Les aliments et les boissons préparés ou transformés riches en sucre, en sodium ou en gras saturés appauvrissent la saine alimentation

  • Éviter les boissons préparées ou transformées riches en sucre
  • Apport limité d’aliments préparés ou transformés riches en sucres, graisses saturées ou sodium

Qu’est-ce que ça veut dire?

Santé Canada accorde la priorité aux consommateurs avec ce principe. Selon Santé Canada, au moins la moitié de la consommation de sucre provient d’aliments et de boissons préparés ou transformés. Cela comprend les produits de boulangerie, les boissons gazeuses, les céréales de petit déjeuner, les jus de fruits et les produits laitiers sucrés.

Plus des trois quarts du sodium consommé par les Canadiens provient d’aliments préparés au restaurant ou d’aliments transformés. Ils croient également que l’apport en graisses saturées est trop élevé. En même temps, en évitant les boissons riches en sucre, les Canadiens réduiront leur consommation globale de sucre, ce qui pourrait protéger leur santé buccodentaire et réduire le risque de diabète de type 2 et d’obésité.

Key Takeaway: Consommer des aliments moins transformés

C’est une autre façon de se faire dire que les aliments transformés sont mauvais. C’est une bonne chose lorsque Santé Canada détaille les inconvénients d’un régime riche en aliments préparés transformés ou emballés. C’est énorme! Les sucres ajoutés nous tuent, et la margarine artificielle n’est pas meilleure.

Tous les aliments transformés ne sont pas identiques. Vous voudrez éviter tous les sodas, dîners congelés, croustilles et biscuits et gâteaux achetés en magasin.

D’un autre côté, les aliments peu transformés sont souvent considérés comme acceptables dans un régime alimentaire sain. Cela inclut des choses comme les beurres de noix, l’huile d’olive extra vierge et les fruits et légumes congelés. Quand il s’agit de beurres de noix, recherchez les produits avec des noix comme les amandes ou les noix de cajou comme les seuls ingrédients.

Jurer sur les aliments ultra-transformés peut être tout un défi. Il aide à faire des changements graduels, tels que l’ajout de légumes comme un côté ou de servir de l’eau au lieu de jus ou de soda.

C’est aussi une bonne idée de magasiner avec une liste d’épicerie en faisant les magasins de la section des fruits et légumes et du rayon des viandes plutôt que des rayons intermédiaires ultra-transformés. Lorsque vous vous aventurez dans les allées pour certains produits, assurez-vous de lire la liste des ingrédients et, en règle générale, évitez les aliments contenant plus de cinq ingrédients. En outre, recherchez des sucres ajoutés, tels que des mots se terminant par “ose” comme le fructose, le saccharose et le dextrose.

Principe directeur 3

Connaissances et compétences nécessaires pour soutenir une alimentation saine et naviguer dans l’environnement alimentaire complexe

  • Choisissez des aliments nutritifs lorsque vous mangez ou faites du shopping
  • Planifier et préparer des collations et des repas sains
  • Partagez des repas avec vos amis et votre famille chaque fois que possible

Qu’est-ce que ça veut dire?

Le rapport de Santé Canada reconnaît qu’il n’y a pas assez de gens qui préparent leurs repas à partir de zéro. En d’autres termes, il y a moins de personnes qui transforment des ingrédients de base et entiers en un repas complet. C’est parce que les Canadiens, comme les Américains, comptent encore sur les aliments préparés. Cela n’est pas toujours dû à des compétences limitées, car les problèmes économiques et les contraintes de temps sont également des problèmes.

Santé Canada croit que la planification et la préparation de collations et de repas sains à la maison, tout en choisissant des aliments nutritifs à l’épicerie, peuvent contribuer à une alimentation saine. Ils croient que la préparation et le partage de la nourriture améliore le plaisir quand dans un cadre social ou autour de la famille ou des amis. Donc, avoir des repas avec d’autres renforce une attitude positive autour de la nourriture.

Le projet de guide alimentaire suggère même que les gens prêtent attention aux sentiments de plénitude et de faim tout en mangeant lentement et en évitant les distractions pendant les repas.

Key Takeaway: Accent plus important sur les plats cuisinés

Ce principe directeur peut certainement aider à tout lier ensemble. La cuisine est une compétence apprise, mais elle ne doit pas non plus être compliquée. Par exemple, faire cuire du poulet et cuire des légumes à la vapeur peut prendre moins d’une heure. En conséquence, vous avez un repas nutritif.

Tout commence par construire une base de ce que les aliments sont en bonne santé et comment cuisiner avec eux. Cela aide à améliorer les choix alimentaires tout en favorisant des habitudes alimentaires saines tout au long de la vie.

Même les enfants et les adolescents peuvent bénéficier d’apprendre à cuisiner à un jeune âge. Manger avec les amis et la famille est un excellent moyen d’éviter les distractions au moment des repas. Cela inclut manger en regardant la télévision ou en conduisant.

Les autres considérations du Guide alimentaire proposé

Le projet de guide alimentaire de Santé Canada reconnaît que les recommandations en matière d’alimentation saine influencent les gens. En même temps, ces lignes directrices tiennent compte de facteurs tels que les déterminants incontrôlables de la santé, la diversité culturelle et l’environnement.

1. Déterminants de la santé

Cette considération se rapporte à divers facteurs qui influencent la capacité d’une personne à faire des choix alimentaires sains. Cela comprend l’accès et la disponibilité d’une personne à des aliments nutritifs, la capacité de se procurer certains aliments et la possibilité que son environnement culturel, social et physique empêche l’accès à certains aliments. Par exemple, certains bouddhistes évitent la viande et les produits laitiers.

2. Diversité culturelle

Le Canada est riche et diversifié avec plus de 200 origines ethniques différentes. Par conséquent, le Canada reconnaît qu’il existe des aliments nutritifs qui reflètent les préférences culturelles et les traditions alimentaires qui peuvent également favoriser une saine alimentation.

Les cultures asiatiques et indiennes, en particulier, sont axées sur les régimes végétaux, tandis que l’espérance de vie moyenne au Japon est de 84 ans. Il serait certainement utile d’améliorer la santé globale de penser un peu comme les autres cultures.

3. Environnement

Le guide alimentaire proposé reconnaît également que la façon dont les aliments sont produits, traités, distribués et consommés, y compris les déchets alimentaires. Tout cela peut avoir des implications environnementales, notamment la dégradation des sols et les émissions de gaz à effet de serre, ainsi que la qualité et la disponibilité de l’eau. Il est incroyable que la valeur du gaspillage et de la perte de nourriture au Canada ait été estimée à environ 31 milliards de dollars en 2014.

Dernières réflexions sur le Guide alimentaire canadien

Le Guide alimentaire canadien proposé fait de grands pas et je pense que les États-Unis devraient en prendre note. Le guide alimentaire mis à jour n’a pas encore été finalisé, mais il semble que les changements proposés visent une approche nutritionnelle et privilégient les consommateurs plutôt que d’apaiser les lobbyistes et la politique de l’industrie alimentaire.

Un bon exemple de cela est la façon dont les produits laitiers ont été minimisés dans le guide alimentaire proposé. Bien que le projet de guide alimentaire n’excluait pas entièrement les produits laitiers, vous avez peut-être remarqué qu’il n’était pas aussi important que cela a été le cas.

Ce n’est pas une surprise puisque le lait pasteurisé augmente les risques de cancers, de fractures osseuses et même de décès. La caséine dans les produits laitiers augmente également le risque de trouble bipolaire, de schizophrénie, de maladie cardiaque et de diabète de type 1.

Le guide alimentaire proposé par le Canada n’est pas dépourvu de critiques, en particulier ceux qui font écho à l’affirmation générale trop répandue selon laquelle les produits laitiers sont une excellente source de calcium et de protéines. Attendons donc jusqu’en 2018 pour la version finale du Guide alimentaire canadien.

Jusque-là, le Canada et les États-Unis devraient suivre la ligne directrice simple selon laquelle une alimentation saine est considérablement meilleure lorsqu’elle est principalement faite maison à partir d’aliments entiers qui sont sans produits chimiques, peu transformés et largement végétaux.

Articles Liés:

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Sources:

Martinko, K., «Le nouveau Guide alimentaire canadien promet de mettre l’accent sur les protéines végétales et de se débarrasser des produits laitiers», Tree Hugger, 17 juillet 2017; .

Hui, A., «À l’intérieur de la grande refonte du Guide alimentaire canadien», The Globe and Mail, 19 juillet 2017; .

Young, L., «Ce que les experts en nutrition veulent du nouveau guide alimentaire canadien», Global News; 20 juillet 2017; .

Eggertson, L., «Révisions aux travaux du Guide alimentaire canadien», infirmière canadienne, mars / avril 2017; .

Charlebois, S., «Le nouveau guide alimentaire mettra enfin les consommateurs au premier plan», The Globe and Mail, 20 juillet 2017; .

«Principes directeurs», Gouvernement du Canada; , accédé pour la dernière fois le 1er août 2017.

Key, TJ, et al., «Effets sur la santé des régimes végétariens et végétaliens», The Proceedings of the Nutrition Society, février 2006; 65 (1): 35-41. .

Le, LT, “Au-delà de la viande, les effets sur la santé des régimes végétaliens: les conclusions des cohortes adventistes,” Nutrients, 27 mai 2014; 6 (6): 2131-2147, doi: 10,3390 / nu6062131.

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